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Remerciement

a la municipalité de Niort

Pour leur participation a notre association

Dimanche 2 juillet 2006

 

Sortie Ambre

 

Malgré une météo pluvieuse et froide , une trentaine de membres du Club était présent ce Dimanche 09 Avril . Avec l’aimable autorisation de la Directrice, nous avons pénétré dans la carrière qui est exploitée principalement pour le sable. Ce sable est situé sur un niveau d’argile riche en ambres et bois fossiles (lignite) , objets de notre visite.

 

Les trouvailles ont été nombreuses : du bois fossile plus ou moins pyritisé , de l’ambre de diverses couleurs ( du jaune transparent au rouge plus ou moins opaque …) , de formes et de tailles différentes ( de 0,5 cm à plus de 20 centimètres ….) .Et il y avait aussi du " beau " sable ….et le grand air….

 

L’AMBRE

Depuis le XVIIIème siècle , du succin ( terme moins usité de nos jours signifiant Ambre ) est signalé en Charente Maritime.

Plusieurs affleurements permettent d’étudier les niveaux argileux et ligniteux qui sont susceptibles de fournir de l’ambre ; parmi ceux-là : Pointe St Eulard sur l’île d’Aix , plage de Chaucre sur l’île d’Oléron , et une carrière dans les terres ( endroit en ayant fourni le plus ).

Des études complémentaires sur les inclusions de l’ambre ( insectes , arthropodes …) et les microrestes des argiles ( pollens , lignites … ) ont permis d’affiner la datation des terrains à la fin de l’Albien et le début du Cénomanien.

 

 

Crétacé

Supérieur

Maastrichien

- 70,6 Ma

Campanien

- 83,5

Santonien

- 85,8

Coniacien

- 89,3

Turonien

- 93,5

Cénomanien

- 99,6

Inférieur

Albien

- 112,0

Aptien

- 125,0

Barremien

- 130,0

Hauterivien

- 136,4

Valangien

- 140,2

Berriasien

- 145,5

 

 

 

 

 


 

 

 

 

1) Généralités

L’ambre est une résine fossile : c’est un corps amorphe constitué d’alcools aromatiques de faible dureté ( 2 à 2,5 sur l’échelle de Mohs ).Sa faible densité ( 1 à 1,3 ) lui permet de flotter sur l’eau de mer salée et est donc facilement transportée puis polie par les éléments ( sables , eau , pierres …).

Les conifères et certaines légumineuses sont les principales plantes productrices d’ambres , soit par un mécanisme de défense , soit lors de bris de branches.

2) Analyses

Six familles différentes d’ambre ont été répertoriées :

  • Jaune citron : limpide et de rares impuretés , de petite taille ( mm à quelques cm ).
  • Citron laiteux : alternances de bandes troubles stériles et de bandes limpides riches en impuretés parfois en insectes. De petites tailles ( env 1 cm ).
  • Rouge sombre : translucide , de rares impuretés souvent pyriteuses. Souvent une croûte épaisse et craquelée. Taille quelques cm. Pas d’insecte.
  • Miel : selon la richesse en impuretés , la couleur varie du miel limpide au miel brun presque opaque. Parfois encroûté. Très riches en insectes. Quelques cm.
  • Café laiteux : fréquemment zoné , parfois riche en impuretés ou stérile. Grande variation de taille ( mm à dizaines de cm .Pas de croûte discernable en général. Insectes rares.

L’ambre de la région est généralement opaque et seule une préparation longue et délicate permet de mettre en évidence et d’étudier les inclusions. Elles se sont avérées , jusqu’à maintenant , principalement d’origine animale : aucun pollen ni spore n’a été trouvé (seulement quelques débris végétaux ).

Dans 1 kg d’ambre " traité " , 150 spécimens ( entiers ou en fragments ) ont été répertoriés.

Les Hyménoptères ( fourmis , abeilles , guêpes …) et les Diptères sont les plus représentés parmi les insectes.

La présence de fourmis est remarquable par le fait qu ‘elles sont les plus " vieilles " connues à ce jour.

Les analyses des données de la faune ( ambre ) et de la flore ( pollens des argiles , bois fossiles …) montrent un climat plutôt chaud subtropical ( Brésil , Chili , Australie actuel ) et un environnement côtier et forestier. Les conifères ( famille des Araucariacées entre autres ) représentaient les principaux arbres de ces forêts.

 

L’ambre a été transporté en même temps que du bois , sur des distances plus ou moins grandes , et a été déposé dans des estuaires ou des bras morts de rivières.

Conclusions :

Toutes les données paléontologiques , sédimentaires et stratigraphiques accumulées ont permis de reconstituer l’environnement de la région , qui faisait partie du continent Laurasien , à la période Albien terminal / Cénomanien inférieur .Elle correspond à la remontée de la mer qui atteindra son niveau maximum au Cénomanien terminal.

L’ambre de la région est donc un des plus anciens d’Europe avec celui d’Avala en Espagne. Il a permis de mieux connaître cette période de l’histoire de la Terre il y a 100 millions d’années.

Bibliographie : L’ambre insectifère de l’albo-cénomanien charentais : caractéristiques sédimentaires , floristiques et faunistiques. De Vincent Perrichot juin 2000 .+ sites Internet.

 

Par Patrick - Publié dans : sgn.geologie
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Jeudi 1 juin 2006

Sortie du 26 Mars 2006 Brie sous Archiac (17) : Rudistes

 

Avec le changement d'heure et une heure de sommeil en moins, dur dur de se lever tôt pour arriver à l'heure .Malgré cela , une vingtaine de membres du Club était présent au lieu de Rdv à Jonzac (17) .Sous la conduite de M et Mme Gentet, organisateurs de la sortie, nous avons pris la direction de Brie sur Archiac ou nous attendaient les viticulteurs. Après une visite de leur propriété et de leur collection de fossiles amassée depuis des années dans les vignes, nous avons pris notre repas dans la cour sous un temps ensoleillé. Ensuite, nous sommes allés fouiller dans les déblais venant de la construction de leur nouveau bâtiment.

 

Les roches calcaires entreposées sont riches en fossiles du Crétacé supérieur ( ère secondaire environ 95 Ma) : Rudistes, Huîtres, Pectinidés etc. Chacun a trouvé son bonheur, une dent de requin a même été trouvée .Après trois heures de recherches sur le tas, nous sommes allés accompagnés des propriétaires, dans les vignes à la recherche d'oursins et divers fossiles ; des fragments de Rudistes et quelques oursins ont été trouvés .La fin de journée approchant, tout le monde a reprit tranquillement le chemin de la maison en attendant la prochaine sortie avec impatience !

 

 

Les RUDISTES :

Avec leur forme bizarre , on pourrait les prendre pour des coraux ou des éponges , mais ils font partie de la classe des lamellibranches (Bivalves).Ce sont donc des mollusques ( corps mou ) et ont donc , comme tous bivalves , 2 parties à leur coquille .Pour les rudistes , la taille et la forme des 2 valves sont très différentes.

Variété de formes chez les rudistes

La valve inférieure, qui peut être la droite ou la gauche, est la plus grande et s'allonge en cornet (Caprina), en cylindre , parfois en spirale (Requienia).La valves supérieure, nettement plus petite, a évolué d?un léger crochet en spirale (Diceras) à un simple couvercle en forme de disque (Hippurite).
    Apparus au jurassique supérieur, les rudistes ont connu un développement important au crétacé. Ils vivaient dans des mers tropicales et subtropicales où parfois ils étaient en si grand nombre qu'ils formaient des colonies en tapis denses et étendus. Ils n?ont pas survécu à la crise majeure de la fin du crétacé qui a vu la disparition de nombreuses espèces animales et végétales. Ils ne se trouvent donc plus qu?à l?état de fossiles.

Les rudistes sont utilisés en stratigraphie où une ou des espèces sont représentatives d?une période géologique.

 

 

 

 

Crétacé

Supérieur

Maastrichien

- 70,6 Ma

Campanien

- 83,5

Santonien

- 85,8

Coniacien

- 89,3

Turonien

- 93,5

Cénomanien

- 99,6

Inférieur

Albien

- 112,0

Aptien

- 125,0

Barremien

- 130,0

Hauterivien

- 136,4

Valangien

- 140,2

Berriasien

- 145,5

 

(Les photographies suivantes sont issues du guide Masson des fossiles de France).

Au Cénomanien , les rudistes sont surtout représentés par des caprinidés : caprinas (à gauche) , ichthyiosacolites ( à droite ).

 Au Cénomanien supérieur , les radiolitidés .(Sphaerulites, Sauvagesia, Durania) remplacent les caprinidés : à gauche Durania, à droite Sphaerulites.

 Au turonien moyen apparaissent massivement les hippuritidés, qui se diversifient rapidement au turonien supérieur. à gauche : Hipputites, à droite : Vaccinites

 Coniacien : Peu de rudistes permettent de l'identifier.

 Coniacien :
Peu de rudistes permettent de l'identifier.

Santonien : la famille des hippuritidés connaît une nouvelle explosion d'espèces. H. sublaevis, H Toucasi, V. dentatus, V Galloprovincialis, V. beaussetensis , Hipuritella lapeirousei ?.

: la famille des hippuritidés connaît une nouvelle explosion d'espèces. H. sublaevis, H Toucasi, V. dentatus, V Galloprovincialis, V. beaussetensis , Hipuritella lapeirousei ?.

 

Par patrick - Publié dans : sgn.geologie
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Samedi 25 mars 2006

Sortie à Chaillac le 5 mars 2006

"Nous partîmes à trois, nous nous retrouvâmes à six!"

 

Vu le temps c'est un peu normal!

Nous voici enfin arrivés sur le site

 

 

 

 

 

 

 

 

Les choses sérieuses peuvent commencer!

                                           Joachim en plein boulot

 

 

 

 

 

 

 

 

                                   Pas facile avec la neige

       Terrain glissant!!

 

 

 

 

 

 

 

 

Malgré le temps nous avons récolté quelques belles pièces, fluorite cristallisée, géode de baryte sur geothite, baryte cristallisée, etc…..

Et aussi de belles photos non ?

 

 

PROCHAINEMENT DES PHOTOS DES TROUVAILLES

A BIENTOT POUR DE NOUVELLES AVENTURES

                                                                                 ARMEL

Par armel lelievre - Publié dans : sgn.geologie
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Lundi 27 février 2006

NOUVELLES DES SCIENCES DE LA TERRE

 

1 / Un serpent à la tête bien faite 16/02/2006


Le crâne de Yurlunggur, serpent vieux d’environ 20 millions d’années. (J.D. Scanlon)
 



La découverte inhabituelle d’un crâne fossilisé d’un serpent qui vivait il y a 12 à 25 millions d’années permet d’en savoir plus sur l’évolution des serpents et sur les lézards qui ont fini par perdre leurs pattes et adopter ce corps long et ondoyant. Très souples et très fragiles, les mâchoires de serpents sont généralement écrasées dans les couches sédimentaires. Le spécimen de Yurlunggur découvert en Australie, et présenté aujourd’hui dans la revue Nature, est donc précieux. Conservés dans des dépôts de Riversleigh, dans le Queensland, les os du serpent étaient intacts et ont pu être aisément dégagés des sédiments.

Sur ce crâne en trois dimensions presque complet le chercheur australien John Scanlon a repéré des caractéristiques communes avec les lézards. Et non pas avec de petits lézards mangeurs d’insectes mais plutôt avec les plus gros prédateurs, comme les varans primitifs.

 

2 / Devinez l'âge du Sahara 10/02/2006

 


Désert du Djourab : les dunes actuelles au 2nd plan, une dune fossile au 1er plan, orientées dans la même direction. (P.Duringer-MPFT/CNRS-ULPS)
 

Depuis quand le Sahara, la plus vaste étendue aride et chaude de la planète, est-il un désert? Jusqu'à présent la plus ancienne poche de désert du Sahara avait été identifiée en Tunisie et datait de 86.000 ans. Avec la découverte de dunes fossiles au Tchad par des chercheurs français et tchadiens, l'âge du Sahara fait un bon en arrière de plusieurs millions d'années. Ces dunes auraient en effet 7 millions d'années, expliquent Mathieu Schuster et ses collègues dans la revue Science publiée aujourd'hui.

Ces dépôts éoliens fossilisés deviennent donc les plus anciennes preuves terrestres de l'existence d'un climat aride dans le Sahara. Mathieu Schuster (CNRS) et son équipe les ont découvertes dans le désert du Djourab, dans le nord du bassin du Tchad. Retracer l'histoire paléoclimatique de cette région est devenu encore plus important depuis que des restes fossilisés d'hominidés très anciens, comme Abel et Toumaï, y ont été exhumés, soulignent les chercheurs.

Par ailleurs, l'inclinaison de ces dépôts sédimentaires fossiles permet à l'un des chercheurs Patrick Vigneaud de supposer que "les vents dominants de cette époque étaient identiques à ceux d'aujourd'hui."


3 / Un très vieil ancêtre du tyrannosaure 08/02/2006


Représentation du Guanlong wucaii. (Zhongda Zhang/IVPP)
 



Le nouveau fossile de dinosaure découvert en Chine ajoute une très vieille branche à une lignée de lézards qui a donné naissance aux fameux tyrannosaures du Crétacé, ces redoutables prédateurs bipèdes à la mâchoire très puissante. Des chercheurs chinois et nord-américains présentent aujourd’hui dans la revue Nature un spécimen datant du Jurassique, vieux de 160 millions d’années, qui permet d’en savoir plus sur les origines des tyrannosauridés.

Les paléontologues ont mis au jour dans la province de Xinjiang deux squelettes presque complets de Guanlong wucaii, littéralement le ‘’dragon couronné de la roche aux cinq couleurs’’. Ce nom fait référence aux roches colorées dans lesquelles se trouvait les os fossilisés mais surtout à la crête qui orne son front, étonnamment développée pour un saurien de ce type, soulignent les chercheurs.

Ce dragon couronné mesurait environ 3 mètres de long –une taille modeste comparée au gigantisme atteint à la fin Crétacé, environ 80 millions d’années plus tard, par les tyrannosauridés, les ‘’lézards tyrans’’, qui pouvaient mesurer jusqu’à 13 mètres. Les membres antérieurs de Guanlong wucaii sont courts comme ceux des tyrannosaures mais possèdent encore trois doigts griffus alors que les tyrannosauridés n’en ont plus que deux. Le fossile de Chine possède des caractéristiques morphologiques primitives tout en partageant des traits communs avec les prédateurs du Crétacé.

Par patrick Brunner - Publié dans : sgn.geologie
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Lundi 6 février 2006

Notre assemblée générale ordinaire s'est donc déroulée(malgré la neige)le 29 janvier dernier, dans la salle municipale de Faymoreau, haut lieu de l'extraction de charbon dans notre région.

Cette assemblée s'est suivie d'un repas à l'Hotel des Mines de Faymoreau dans la convivialité et la bonne humeur habituelle.

Après nous être restaurés et malgré le froid. La séance photo pour la postérité

Par armel lelievre - Publié dans : sgn.geologie
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